La motricité quoi ?! 

En crèche, chez la nounou ou chez les copains, vous entendez de plus en plus parler de la Motricité Libre. Effet de mode ? Et bien non ! 

Toutes ces réflexions nous viennent des découvertes du Dr. Emmi Pikler, célèbre pédiatre, qui s’est intéressée à l’étude du développement de l’enfant. Ses recherches ont mis en lumière l’importance de l’activité spontanée du bébé pour un développement harmonieux de ses compétences motrices et psychomotrices. Elle a ainsi développé le concept de motricité libre (ou autonome).

Le concept réside dans le fait que l’on n’enseigne pas la motricité à l’enfant

On ne lui apprend pas à s’asseoir, à se mettre debout ou à marcher. L’enfant réalise ces découvertes par lui-même. Il est le seul acteur de son développement et évolue au moment où il en est prêt, sans y être forcé.

Avant de pouvoir vous citer des exemples concrets de mise en place de la motricité libre, il me paraît essentiel d’insister sur un point : La motricité libre ne doit pas être motivée par le simple fait de vouloir bien faire. On doit savoir et comprendre pourquoi on la pratique et surtout offrir à bébé une attention adaptée à ses besoins. Entre autres, cette liberté de mouvement n’aura d’effets positifs que si elle s’engage dans un environnement dans lequel le bébé se sent en sécurité

Mettre en place la motricité libre n’a rien de sorcier. Voici quelques pistes : 

Les jeans et les salopettes en jean, c’est très mignon mais pas pratique pour bouger 🙂 Gardons les jolies tenues pour les visites et les occasions.

Si cela n’est pas possible, privilégiez des chaussons avec une semelle fine en cuir pour les bébés et des chaussures souples pour les premiers pas. Contrairement aux idées reçues, bébé ne doit pas avoir la cheville maintenue pour marcher. (Pour plus d’explications, j’ai rédigé un article sur le sujet) 

Ne pas intervenir. Oui MAIS …

Ne voyez pas la Motricité libre comme du “zéro intervention” mais plutôt par interventions adaptées. Observer votre bébé. Où en est-il ? Est-il à l’aise ? Où est-il en difficulté ?

Certains bébés auront besoin d’un petit coup de pouce pour se sortir d’une situation délicate. Pour d’autres pour qui tensions et blocages sont présents dans leur corps, nous pouvons les stimuler et les accompagner dans leurs acquisitions motrices. 

Vigilance : Faites vous confiance ! Si vous sentez que quelque chose ne va pas et que vous sentez votre  bébé inconfortable ou douloureux, parlez en au médecin/pédiatre et à votre ostéopathe. Ils peuvent soulager, libérer les tensions de bébé et vous accompagner en conséquence. Certains bébés peuvent garder des “séquelles de l’accouchement” comme la position du crâne, du bassin ou encore souffrir de plagiocéphalie (tête plate) ou de RGO (reflux gastro-oesophagien)… pouvant avoir un impact sur leur corps et de ce fait leur motricité. 

La motricité libre, tout un art me direz-vous ?! 

Cela demande juste un peu d’adaptabilité et de remise en question sur ce que l’on nous a souvent appris (“Toi, tu as été dans un Youpala, et tu vas très bien”)

Mais au final, il n’y a rien de plus réjouissant que de voir le visage de son enfant fier de lui et satisfait d’avoir passé une étape tout seul, comme un chef !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *